8. Réglementation sur l’étiquetage obligatoire des gras trans et les mesures prises par l’industrie alimentaire pour réduire la teneur en acides gras trans dans les produits alimentaires, facteur contributif de la diminution des gras trans dans des échantillons de lait maternel collectés au Canada de 2009 à 2011 (résumé simplifié)

(Mandatory trans-fat labeling regulations and nationwide product reformulations to reduce trans fatty acid content in foods contributed to lowered concentrations of trans fat in Canadian women’s breast milk samples collected in 2009–2011) Ratnayake WN, Swist E, Zoka R, Gagnon C, Lillycrop W, Pantazapoulos P. The American Journal of Clinical Nutrition. 2014;100:1036–40. doi: 10.3945/ajcn.113.078352

Les Canadiens sont de plus en plus conscients du risque pour la santé des gras trans dans les aliments, particulièrement la santé cardiovasculaire, ou « santé du cœur ». Dans le but de réduire la teneur en acides gras trans (AGT) des aliments, le Canada a instauré l’étiquetage obligatoire des AGT et a encouragé l’industrie alimentaire à limiter de façon volontaire la teneur en AGT dans toutes les huiles végétales et les margarines molles à 2% du gras total, et à 5% dans les aliments préemballés.

Pour évaluer l’impact de ces initiatives, des chercheurs de Santé Canada ont mesuré les concentrations d’AGT dans 639 échantillons de lait maternel collectés dans le cadre de l’étude MIREC. Ils y ont observé une diminution moyenne constante dans la matière grasse totale du lait maternel de 2009 à 2011, comme décrit dans ce tableau :

Année de collecte Nombre d’échantillons % moyen d’AGT dans la matière grasse du lait maternel
2009 153 2,7 %
2010 309 2,2 %
2011 177 1,9 %

De plus, la diminution d’AGT dans le lait maternel est encore plus grande si l’on compare aux données de 1992, alors que la valeur moyenne au pays s’élevait était de 7,2 %.

Les nouvelles sont tout aussi bonnes sur le plan du régime alimentaire. Ainsi, les chercheurs ont trouvé une forte diminution dans la consommation d’AGT chez les mères qui allaitaient de 2009 à 2011 :

Année de collecte Consommation d’AGT estimée
2009 0,9 %
2010 0,5 %
2011 0,3 %

Toutes ces valeurs estimées sont en dessous du maximum recommandé par l’Organisation mondiale de la Santé pour une saine alimentation, qui est de 1 % de l’apport énergétique.

Ces résultats donnent à penser que la réglementation sur l’étiquetage de 2003 et les recommandations de Santé Canada de 2007 visant à limiter les acides gras trans dans les produits alimentaires sur le marché et dans les restaurants s’est traduit par des réductions substantielles du gras trans dans le régime alimentaire des mères canadiennes qui allaitent, et par conséquent dans leur lait.