22. Exposition aux pesticides organophosphorés et organochlorés, aux substances perfluoroalkyliques et aux biphényles polychlorés durant la grossesse en association avec une diminution de la tolérance au glucose et le diabète gestationnel: l’étude MIREC (résumé simplifié)

(Exposure to organophosphorus and organochlorine pesticides, perfluoroalkyl substances, and polychlorinated biphenyls in pregnancy and the association with impaired glucose tolerance and gestational diabetes mellitus: the MIREC Study) Shapiro GD, Dodds L, Arbuckle TE, Ashley-Martin J, Ettinger AS, Fisher M, Taback S, Bouchard MF, Monnier P, Dallaire R, Morisset AS, Fraser WD. Environmental Research. 2016 Feb 4;147:71-81. doi: 10.1016/j.envres.2016.01.040. 

Le diabète gestationnel est une forme de diabète qui se manifeste pour la toute première fois pendant la grossesse. Les femmes atteintes de diabète gestationnel présentent des taux élevés de glucose (sucre) sanguin durant leur grossesse. Les contaminants environnementaux peuvent contribuer à accroître le risque de diabète gestationnel. Certains produits chimiques, notamment les pesticides organochlorés et les biphényles polychlorés (BPC), ont été bannis, mais demeurent présents dans l’environnement. En revanche, d’autres composés, comme les pesticides organophosphorés et les substances perfluoroalkyliques utilisés dans la production d’articles ménagers et d’autres produits de consommation courants (batteries de cuisine, vêtements, emballages alimentaires, etc.) continuent d’être utilisés.

Dans l’étude MIREC, les données de 1 274 femmes enceintes ont pu être analysées afin de déterminer si l’exposition à ces substances chimiques était associée au risque de diabète gestationnel. Des échantillons de sang et d’urine ont été recueillis pendant le premier trimestre de grossesse et analysés, pour mesurer ces substances. Le risque de diabète gestationnel a été évalué chez ces femmes d’après leurs résultats à un test de tolérance au glucose et leur dossier médical.

L’étude a révélé que les femmes présentant les concentrations urinaires les plus élevées de deux pesticides organophosphorés étaient moins susceptibles d’être atteintes de diabète gestationnel que les femmes affichant les concentrations les plus faibles de ces pesticides. Les chercheurs ignorent pourquoi les femmes de cette étude présentant les concentrations les plus élevées étaient moins susceptibles d’être atteintes de diabète gestationnel. Il est possible que ces femmes aient été exposées à ces pesticides en consommant des fruits et des légumes qui protègent contre le diabète. Aucun des produits chimiques mesurés n’a néanmoins été associé à un risque accru de diabète gestationnel.

Les résultats de cette étude seront utilisés pour mieux comprendre les facteurs environnementaux pouvant jouer un rôle dans le diabète gestationnel.